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Sozopol - 8 juin 2015

press Sozopol 2015

Ouest France - 15 avril 2015

ouest france St Gabriel 2015

Laure Dellu, écrivain, mai 2014

Texte pour l’exposition « Peintures en mouvement », Centre Culturel Bulgare 2014
par Laure Dellu, écrivain

Au commencement était l’eau, l’eau source de toute vie, la matrice de la grande fresque que nous présente Rada Tzankova.

Ces moving pictures ressuscitent grâce à l’ingénieuse mobilité de leur composition, le cycle éternel de l’eau; fontaines hospitalières qui rafraîchissent les voyageurs, fleuves en mouvement vecteurs d’échanges, cascades grondantes et menaçantes, ou mer capricieuse qui transporte les rêves conquérants. Elles recomposent à l’infini dans cette grande fresque modulable, les hasards incessants des destinées humaines. Le spectateur devient alors à son tour le chef d’orchestre de cette œuvre d’art toujours en mouvement.

Acrylic and ink on paper 150 x 200 cm, 2014

Acrylic and ink on paper 150 x 200 cm, 2014

Acrylic and ink on paper 150 x 200 cm, 2014

Alban Caillemer du Ferrage, avocat, avril 2013

Introduction d’Alban Caillemer du Ferrage, avocat, pour le livre d’artiste Gué désert, 2013

Je collectionne les oeuvres de Rada Tzankova et c’est à ce titre qu’elle m’a sollicité pour en parler.
C’est une tâche difficile car on ne peut pas vraiment dire qu’on regarde, ni même qu’on contemple un tableau de Rada…
L’idée d’un plongeon exprimerait plus justement ce que l’on ressent à l’approche d’une de ses œuvres. Un plongeon, dans un univers de délicatesse, de finesse exquise, de poésie et d’intelligence.
Une intelligence parfois sombre, mais où l’espoir n’est jamais loin dans un trait d’or ou de couleur ou dans un blanc, grand ouvert sur le ciel.
L’espoir en une humanité plus légère, plus imaginative, moins contrainte, moins cloisonnée.
De sa Bulgarie natale ou de ses voyages africains, elle a rapporté ces images fulgurantes, pleines de lumière, d’altérité à l’autre et de mélancolie.
Elle semble comme en exil permanent, étrangère aux vicissitudes des mortels. Elle est, je crois, d’un autre monde, dont ses tableaux sont comme les fenêtres.
Elle peint avec cette spontanéité libre et dé-académique qui laisse accroire que son âme aurait des mains.
Avec une infinie précaution – parfois même de minutie – elle pose cette multitude de traces et de points qui sont comme le trait d’une flèche qui brise nos armures et rouvre nos cœurs.
Pour paraphraser Paul Claudel, on dirait que « De même que Dieu a dit des choses qu’elles soient, sa peinture redit qu’elles sont ».
Finalement ces fenêtres, ce serait bien sur nos enfances qu’elles ouvrent…

 

As a collector of the works of Rada Tzankova, I am happy to introduce you to her works.
It is indeed a challenging task because one can not really look or even contemplate Rada’s pictures.
The idea of « plunging » describes more accurately what I feel when approaching one of her works plunging into a world of delicateness, of exquisite fineness, of poetry and intelligence.
An albeit occasionally dark intelligence, but where hope found in a line of white, color or gold, wide open to the sky is never far away.
The hope for a humanity that is unburdened, more imaginative, less stressed, less enclosed.
From her native Bulgaria and her travels in Africa, she has brought back these pictures full of light, of otherness, of melancholy.
Rada seems to be in permanent exile, a stranger to the vicissitudes of mere mortals. She is, I believe, from another world, of which her paintings are like windows.
She paints spontaneously, freely, unchained by convention or schools of thought, leaving us to believe that her very soul has hands.
With infinite carefulness and minuteness, she poses a multitude of traces and dots that evoke the flow of an arrow breaking through our armor and opening our hearts once again.
Her works bring to mind Paul Claudel, whose words I freely paraphrase « As God spoke so that things may be, her paintings say again that they are ».
And those windows? What if it were onto our childhood that they opened.

Nathalie Fiks, galeriste, Paris, 2011

Par Nathalie Fiks, galeriste à Paris, février 2011

On entre dans la peinture de Tzankova comme en un rêve.

Elle développe sur des papiers raffinés un langage qui lui est propre, juxtaposant une multitude de touches d’une finesse extrême, parfois associées à des lacs de peinture. Des zones denses s’associent à des vides inattendus, des ciels habités surmontent des plaines vides. Elle crée des paysages où l’onirique est toujours présent, empreints de familiarité et d’étrangeté. La fragmentation de sa touche gracieuse, l’utilisation de couleurs inattendues appellent la poésie de l’instant.

Tzankova privilégie les petits formats, sans exclure le travail en grand comme en témoigne son projet « Mûrmobile », une oeuvre destinée à l’espace urbain, comme un grand paravent mobile destiné à lier plutôt que de séparer.

Rada Tzankova est un peintre de paysages. Ou plutôt peintre du dessin. Ou encore de l’instant rêvé.

Reportage, movie, Sofia, 2010

Reportage of the exhibition Waltz in two times, in Sofia, 2010